samedi 08 octobre 2016

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Complément

Psaume

Psaume 119 (118), 153-160

De quel amour j’aime ta loi !

Lectures du jour


Épître aux Romains, Chap. 7, v. 1-13

1
 Frères et sœurs chrétiens, je parle à des gens qui connaissent la loi. La loi a de l'autorité sur nous seulement pendant notre vie. Vous savez sûrement cela.
2
 Par exemple, une femme mariée est liée à son mari par la loi, pendant qu'il est vivant. Mais quand il meurt, cette femme est libérée de la loi qui l'attachait à lui.
3
 Si elle devient la femme d'un autre homme pendant que son mari est vivant, on dit qu'elle est adultère. Mais quand son mari meurt, elle est libérée de la loi. Elle peut devenir la femme d'un autre homme, elle ne sera pas adultère.
4
 Pour vous, mes frères et mes sœurs, c'est la même chose. Vous êtes unis au Christ mort pour nous sur la croix, donc vous êtes totalement séparés de la loi. Vous appartenez à quelqu'un d'autre, et cet autre, c'est celui qui s'est réveillé de la mort. Et ainsi, nous pouvons servir Dieu utilement.
5
 Oui, autrefois, quand nous faisions n'importe quoi, nos désirs mauvais utilisaient la loi pour agir dans notre corps, et le résultat, c'était la mort.
6
 Mais maintenant, nous sommes totalement séparés de ce qui nous écrasait. Alors nous pouvons servir Dieu d'une façon nouvelle, en obéissant à l'Esprit Saint, et nous ne servons plus Dieu à la manière d'autrefois, en obéissant à la loi de Moïse.
7
 Alors, qu'est-ce que cela veut dire? Est-ce que la loi appartient au péché? Sûrement pas! Mais j'ai connu le péché seulement par la loi. En effet, je ne pouvais pas connaître les désirs mauvais sans ce commandement de la loi: "Tu n'auras pas de désirs mauvais."
8
 Le péché a profité de l'occasion, il s'est servi du commandement pour produire en moi toutes sortes de désirs mauvais. Le péché, c'est une chose morte, s'il n'y a pas de loi.
9
 Autrefois, quand il n'y avait pas de loi, j'étais vivant. Mais quand le commandement est venu, c'est le péché qui est devenu vivant,
10
 et moi, je suis mort. C'est pourquoi le commandement qui devait me conduire à la vie m'a conduit à la mort.
11
 Oui, le péché a profité de l'occasion, il s'est servi du commandement pour me tromper et ainsi, il m'a fait mourir.
12
 Mais la loi est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.
13
 Alors, est-ce qu'une chose bonne peut faire mourir? Sûrement pas! Mais le péché s'est servi d'une chose bonne pour me donner la mort. De cette façon, le commandement a permis de reconnaître combien le péché est mauvais et de montrer toute sa violence.

Commentaire

Avant – après

Paul insiste et accentue encore la différence entre l’avant et l’après, entre l’être inaccompli et l’être accompli.
Il utilise l’allégorie d’une femme qui devient veuve. Autant elle était sous la loi du mariage du vivant de son mari, autant elle ne l’est plus après sa mort – qui est aussi une « mort » pour elle, à une certaine réalité du moins. Il en va de même pour nous. Autant nous avons besoin d’un cadre externe tant que nous sommes inaccomplis intérieurement, autant nous n’en avons plus besoin dès que nous sommes « morts » à la réalité d’avant et que nous avons été transfigurés, ressuscités à la vraie joie.
Au moment de l’accomplissement de notre être en Christ, tout ce à quoi tendait notre « ego » devient comme « sans objet » et apparaît totalement futile en regard à ce qui nous est donné sous le « nouveau régime de l’Esprit » (6).
A quoi donc a servi la loi si de toute façon elle était incapable de nous donner la vie ? Pourquoi a-t-elle été promulguée par Dieu si de toute manière elle était impuissante à produire le bien qu’elle était censée incarner ? La loi a servi de révélateur : Paul a vu à quel point il était en train de se perdre, de passer à côté de la vie, de manquer la cible. Et aussi à le mettre en route vers autre chose.
Et pourtant, le chemin vers la vraie vie va devoir passer par une « mort », un renoncement à une part de soi-même, à ce qui remplissait notre ego de plaisir et de bonheur. Et comme pour une naissance, ce passage par la « mort » d’une certaine manière d’être au monde est un passage vers l’inconnu : il y a de quoi en ressentir de l’appréhension …

Sujets de prière

Oraison

Nous te rendons grâce,Dieu d’amour,
de nous avoir gardés jusqu’à maintenant,
et nous te prions de bien vouloir nous protéger encore,
afin que toutes nos actions
et notre vie entière te soient agréables,
par Jésus-Christ, ton fils, notre Seigneur.

Cantique 98 (du recueil Alléluia)

Entonnons un nouveau cantique