samedi 03 juin 2017

Temps

Temps de Pâques

Semaine

Samedi de la septième semaine

Complément

Psaume

Psaume 104 (103), 1-23

Quelle profusion dans tes œuvres !

 
1
Bénis le Seigneur, ô mon âme ;
 
 
Seigneur mon Dieu, tu es si grand !
 
 
Revêtu de magnificence,
 
2
tu as pour manteau la lumière !

 
 
Comme une tenture, tu déploies les cieux,
 
3
tu élèves dans leurs eaux tes demeures ;
 
 
des nuées, tu te fais un char,
 
 
tu t’avances sur les ailes du vent ;
 
4
tu prends les vents pour messagers,
 
 
pour serviteurs, les flammes des éclairs.

 
5
Tu as donné son assise à la terre :
 
 
qu’elle reste inébranlable au cours des temps.
 
6
Tu l’as vêtue de l’abîme des mers :
 
 
les eaux couvraient même les montagnes ;
 
7
à ta menace, elles prennent la fuite,
 
 
effrayées par le tonnerre de ta voix.

 
8
Elles passent les montagnes, se ruent dans les vallées
 
 
vers le lieu que tu leur as préparé.
 
9
Tu leur imposes la limite à ne pas franchir :
 
 
qu’elles ne reviennent jamais couvrir la terre.

 
10
Dans les ravins tu fais jaillir des sources
 
 
et l’eau chemine aux creux des montagnes ;
 
11
elle abreuve les bêtes des champs :
 
 
l’âne sauvage y calme sa soif ;
 
12
les oiseaux séjournent près d’elle :
 
 
dans le feuillage on entend leurs cris.

 
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13
De tes demeures tu abreuves les montagnes,
 
 
et la terre se rassasie du fruit de tes œuvres ;
 
14
tu fais pousser les prairies pour les troupeaux,
 
 
et les champs pour l’homme qui travaille.

 
 
De la terre il tire son pain :
 
15
le vin qui réjouit le cœur de l’homme,
 
 
l’huile qui adoucit son visage,
 
 
et le pain qui fortifie le cœur de l’homme.

 
16
Les arbres du Seigneur se rassasient,
 
 
les cèdres qu’il a plantés au Liban ;
 
17
c’est là que vient nicher le passereau,
 
 
et la cigogne a sa maison dans les cyprès ;
 
18
aux chamois, les hautes montagnes,
 
 
aux marmottes, l’abri des rochers.

 
19
Tu fis la lune qui marque les temps
 
 
et le soleil qui connaît l’heure de son coucher.
 
20
Tu fais descendre les ténèbres, la nuit vient :
 
 
les animaux dans la forêt s’éveillent ;
 
21
le lionceau rugit vers sa proie,
 
 
il réclame à Dieu sa nourriture.

 
22
Quand paraît le soleil, ils se retirent :
 
 
chacun gagne son repaire.
 
23
L’homme sort pour son ouvrage,
 
 
pour son travail, jusqu’au soir.

 
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Lectures du jour


Épître aux Romains, Chap. 8, v. 14-21

14
 En effet, tous ceux que l'Esprit de Dieu conduit sont enfants de Dieu.
15
 Et l'Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves qui ont encore peur, mais il fait de vous des enfants de Dieu. Et par cet Esprit, nous crions vers Dieu en lui disant: "Abba! Père!"
16
 L'Esprit Saint lui-même nous donne ce témoignage: nous sommes enfants de Dieu.
17
 Alors, si nous sommes enfants de Dieu, nous recevrons en partage les biens promis par Dieu à son peuple, et ces biens, nous les recevrons avec le Christ. Oui, si nous participons à ses souffrances, nous participerons aussi à sa gloire.
18
 Comparons les souffrances d'aujourd'hui avec la gloire que Dieu nous montrera clairement plus tard. À mon avis, elles sont peu de chose.
19
 Oui, le monde créé par Dieu attend avec impatience le moment où Dieu montrera la gloire de ses enfants.
20
 Ce monde est tombé sous le pouvoir de forces qui n'ont aucune valeur. Ce n'est pas lui qui a voulu cela, mais c'est Dieu qui l'a mis sous ce pouvoir. Pourtant, il y a encore de l'espoir pour ce monde.
21
 Lui aussi, il sera libéré des forces qui le détruisent et qui le rendent esclave. Alors il participera à la liberté et à la gloire des enfants de Dieu.

Commentaire

Toute la création en attente

« La gloire de Dieu, c'est l'homme debout », disait Irénée de Lyon (3e s.). Paul semble dire que cette gloire ne va pas d'abord se manifester extérieurement. C'est plutôt à l’intérieur de nous-mêmes qu'elle va éclater.
Mais c’est en premier lieu la création qui aspire à une transformation : elle souffre et gémit de douleur. Qui pourrait dire le contraire ? Autour de nous il semble n’y avoir qu’injustices, actes d’égoïsme, catastrophes climatiques, violences…

Pour ceux et celles qui sont sensibles à la symbolique du langage biblique, ces gémissements sont porteurs d’espérance : ils évoquent ceux d’une femme sur le point d’accoucher.
De même, nous aussi, nous avons à passer par un « enfantement» à nous-mêmes, comme pour la chenille qui devient papillon. Comme elle, nous passons par une mort à ce qui nous retient captifs, par un renoncement à tout ce qui nourrit notre ego et encombre inutilement notre esprit, notre vie et nos poches.
Il s’agit, par cette mort à nous-mêmes, de laisser se creuser en nous comme un « vide en forme de Dieu ».
Paul nous invite aussi à nous dégager du « pouvoir du néant », ces paroles qui nous tirent vers le fond du désespoir. C’est un processus qui prend du temps… Nous pouvons d’autant plus nous réjouir que ce que nous espérons tant nous est donné dans cette existence déjà : la vie, la joie et l’émerveillement en plénitude.
Beaucoup de nos aînés dans la foi en ont fait expérience. Pourquoi pas nous ?
C’est cela la gloire de Dieu : elle est sans proportion avec ce que nous pouvons imaginer … et exprimer !

Sujets de prière

Oraison

Dieu tout-puissant,
tu envoies dans nos cœurs l’Esprit de ton Fils
par lequel nous t’appelons notre Père;
fais-nous la grâce de te servir
de telle sorte que tous les hommes
parviennent à la glorieuse liberté de tes enfants,
par Jésus-Christ, notre Seigneur.

Cantique 48-01 (du recueil Alléluia)

Il est pour le fidèle