vendredi 28 août 2020

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Complément

Psaume

Psaume 137 (136), 1-6

Si je t’oublie, Jérusalem...

 
1
Au bord des fleuves de Babylone
 
 
 nous étions assis et nous pleurions, †
 
 
nous souvenant de Sion ; *
 
2
aux saules des alentours
 
 
 nous avions pendu nos harpes.

 
3
C’est là que nos vainqueurs
 
 
 nous demandèrent des chansons, †
 
 
et nos bourreaux, des airs joyeux : *
 
 
« Chantez-nous, disaient-ils,
 
 
 quelque chant de Sion. »

 
4
Comment chanterions-nous
 
 
 un chant du Seigneur †
 
 
sur une terre étrangère ? *
 
5
Si je t’oublie, Jérusalem,
 
 
 que ma main droite m’oublie !

 
6
Je veux que ma langue
 
 
 s’attache à mon palais †
 
 
si je perds ton souvenir, *
 
 
si je n’élève Jérusalem,
 
 
 au sommet de ma joie.

Lectures du jour


Évangile selon Marc, Chap. 12, v. 13-17

13
 Les chefs religieux envoient auprès de Jésus des Pharisiens et des gens du parti d'Hérode Antipas. Ils veulent lui tendre un piège en le faisant parler.
14
 Ils viennent dire à Jésus: "Maître, nous le savons, tu dis la vérité et tu n'as peur de personne. Tu ne regardes pas l'importance des gens, mais tu enseignes en toute vérité ce que Dieu nous demande de faire. Dis-nous: est-il permis ou non de payer l'impôt à l'empereur romain? Est-ce que nous devons payer, oui ou non?"
15
 Mais Jésus comprend que ce sont des hommes faux et il leur dit: "Pourquoi est-ce que vous me tendez un piège? Faites-moi voir une pièce d'argent."
16
 Ils lui apportent une pièce d'argent et Jésus leur dit: "Sur cette pièce, il y a l'image et le nom de quelqu'un. De qui donc?" Ils lui répondent: "De l'empereur."
17
 Alors Jésus leur dit: "Rendez à l'empereur ce qui est à l'empereur et rendez à Dieu ce qui est à Dieu." Et ils sont très étonnés par la réponse de Jésus.

Commentaire

Respecter les lois – jusqu’où ?

César d’un côté, Dieu de l’autre. Politique et foi ne ressortissent pas au même ordre.
Ce qui apparaît au premier abord comme un arrangement prudent (on est dans l’Empire romain du 1er siècle), rassure ou dérange.
Est-il donc permis de payer ses impôts, soit pour le chrétien, de se conformer à l’ordre du monde, même païen?
Jésus attire le regard de ses détracteurs sur «l’image» de l’empereur, figuré sur la monnaie comme le dieu terrestre qu’il est au 1er siècle.
Le terme «image» n’est pas choisi au hasard. Il peut être mis en lien avec l’interdit biblique de toute «image» (Dt 4), toute idolâtrie, prétention humaine à capter l’ultime.
Jésus invite aussi à lire sur la pièce «l’inscription» dont on sait qu’elle proclamait la divinité impériale.
Le lecteur ne trouve qu’une autre «inscription» dans l’évangile de Marc: suspendue au-dessus du Crucifié qu’elle désigne ironiquement comme roi (Mc 15,26).
Le jeu d’allusions dévoile, par-delà les apparences, un abîme et une tension. L’ordre terrestre et le règne du Dieu de Jésus-Christ n’ont rien à voir.
Oui, on doit respecter les règles du monde.
Mais il s’agit aussi de savoir mettre chaque chose à sa place, de garder la lucidité et la liberté de la foi.
Lorsque nos lois économiques et politiques entrent en contradiction avec la vie à laquelle le Christ appelle, il faut choisir devant qui l’on s’incline.

Sujets de prière

Oraison

Seigneur Jésus-Christ,
tes ennemis t’ont tendu des pièges,
lorsqu’il cherchaient à te perdre,
et toi, tu les as supportés dans ta grande patience
et tu n’as pas renoncé à les instruire dans ta bonté.
Ne permets pas que nous cherchions
à justifier nos faiblesse et nos infidélités
par de vaines discussions ou de subtils raisonnements,
mais donne-nous toujours la simplicité du cœur
qui discerne l’obéissance que tu attends de nous,
afin que nous te servions sans détours.
Exauce-nous au nom de ton amour.

Cantique 24 (du recueil Alléluia)

La terre au Seigneur appartient