lundi 17 avril 2017

Temps

Temps de Pâques

Semaine

Lundi de Pâques

Complément

Psaume

Psaume 78 (77), 1-12

Qu’ils n’oublient pas...

 
1
Écoute ma loi, ô mon peuple,
 
 
tends l’oreille aux paroles de ma bouche.
 
2
J’ouvrirai la bouche pour une parabole,
 
 
je publierai ce qui fut caché dès l’origine.

 
3
Nous avons entendu et nous savons
 
 
ce que nos pères nous ont raconté ;
 
4
nous le redirons à l’âge qui vient,
 
 
sans rien cacher à nos descendants :
 
 
les titres de gloire du Seigneur,
 
 
sa puissance et les merveilles qu’il a faites.

 
5
Il fixa une règle en Jacob,
 
 
il établit en Israël une loi,
 
 
loi qui ordonnait à nos pères
 
 
d’enseigner ces choses à leur fils,
 
6
pour que l’âge suivant les connaisse,
 
 
et leur descendance à venir.

 
 
Qu’ils se lèvent et les racontent à leurs fils
 
7
pour qu’ils placent en Dieu leur espoir
 
 
et n’oublient pas les exploits du Seigneur
 
 
mais observent ses commandements.

 
8
Qu’ils ne soient pas, comme leurs pères,
 
 
une génération indocile et rebelle,
 
 
génération de cœurs inconstants
 
 
et d’esprits infidèles à Dieu.

 
          ~

 
9
Les fils d’Éphraïm, archers d’élite,
 
 
se sont enfuis, le jour du combat :
 
10
ils n’ont pas gardé l’alliance de Dieu,
 
 
ils refusaient de suivre sa loi ;
 
11
ils avaient oublié ses exploits,
 
 
les merveilles dont ils furent les témoins.

 
12
Devant leurs pères il accomplit un miracle
 
 
en Égypte, au pays de Tanis :

Lectures du jour


Évangile selon Marc, Chap. 16, v. 1-8

1
Quand le sabbat est fini, Marie de Magdala, Marie la mère de Jacques et Salomé achètent des huiles parfumées pour aller les mettre sur le corps de Jésus.
2
 Le dimanche matin, très tôt, au moment où le soleil se lève, elles partent vers la tombe.
3
 Elles se disent entre elles:"Qui va rouler pour nous la pierre à l'entrée de la tombe?"
4
 Mais les femmes regardent et elles voient qu'on a déjà roulé la pierre, pourtant elle est très grande.
5
 Elles entrent dans la tombe, elles voient un jeune homme, assis à droite, en vêtement blanc. Alors les femmes sont effrayées.
6
 Mais il leur dit:"N'ayez pas peur! Vous cherchez Jésus de Nazareth, celui qu'on a cloué sur une croix. Il s'est réveillé de la mort, il n'est pas ici. Voici l'endroit où on l'avait mis.
7
 Maintenant, allez dire à Pierre et aux autres disciples:"Jésus vous attend en Galilée. Vous le verrez là-bas, comme il vous l'a dit."
8
 Les femmes sortent de la tombe et partent en courant. Elles tremblent, elles sont bouleversées, et elles ne disent rien à personne, parce qu'elles ont peur.

Commentaire

Une puissance de vie!

La peur domine dans ce récit. Tout commence par une question légitime: comment faire avec cette pierre? Puis intervient l’étonnement: tiens, elle est déjà roulée! Ensuite, c’est la frayeur: il y a un homme à l’intérieur du tombeau! Fuyons! Cet homme cherche bien sûr à les rassurer et leur donne une mission. Pourtant, la frayeur demeure et se fait tremblement de crainte. De prime abord, on pourrait juger ces femmes et considérer leur peur comme illégitime.
Et si on faisait l’inverse? Saluons cette peur, cette terreur sacrée: «Ma chair frissonne de la frayeur que tu inspires, je crains tes jugements» (Psaume 119,120). Mais il ne s’agit pas de n’importe quelle frayeur: cette peur témoigne que ces femmes ont compris que l’événement n’était pas anodin, que là prenait place le mystère, un miracle tellement énorme qu’il fait battre les cœurs plus vite, qu’il fait jaillir des sentiments forts. Il ne s’agit pas de prêcher un Dieu terrifiant. Ce qui effraie les femmes, c’est que Dieu est puissance de vie et puissance d’amour.
Comme dit Pierre Teilhard de Chardin: «Un jour, quand nous aurons maîtrisé les vents, les vagues, les marées et la pesanteur, nous exploiterons l'énergie de l'amour. Alors, pour la seconde fois dans l'histoire du monde, l'homme aura découvert le feu.»

Sujets de prière

Oraison

Seigneur Jésus, nous proclamons ta résurrection mais il nous est difficile d’admettre vraiment ce miracle. Nous ressentons la portée qu’aurait cette certitude pour notre monde, s’il pouvait l’admettre. Aide-nous à te reconnaître comme le vivant, pour que la joie éclate de nouveau dans nos vies.

Cantique 34-10 (du recueil Alléluia)

Alléluia ! Le grand combat...